MedInFra - Club de la presse du Limousin

Site sur le club de la presse du Limousin et relais des média internationaux francophones

Articles du 11 septembre 2008

FRANCOPHINIES… ?

L\'affiche de l\'édition 1993 avait un petit air de famille avec le bandeau de MedInFra

Un début sans grands moyens. Seulement la conviction, et la force de croire, en cette communauté francophone. Ce festival unique en son genre qui a planté son chapiteau à Limoges, à l’ombre des chênes (Les baobabs du Limousin) voilà vint-cinq ans, a fait de la Ville la première Cité francophone de France.

Aucun, de Pierre Débauche, Monique Blain et tous les autres qui ont semé les graines de cette plantation, n’imaginait ce qu’elles allaient devenir. La Région Limousin, la Ville de limoges qui on assuré l’arrosage de ce carré fertile, ont fini par favoriser le surgissement de jeunes pousses qui ont pris de la vigueur.

La créativité d’auteurs africains en résidence s’est largement épanouie. Des carrefours et des métissages culturels ont consolidé les dialogues des cultures. Le festival des francophonies de Limoges est ainsi devenu le village où les griots venus des quatre coins du monde communiquent et tentent de pérenniser la langue qu’ils ont en partage.

A la veille de son vingt-cinquième anniversaire, des rumeurs alarmantes planent sur son devenir. Gestion comptable de la culture. Réduction drastique d’une enveloppe déjà bien mince. « Que voulez-vous nous sommes devenus pauvres », dit-on au Ministère des affaires Etrangères.

Arguties ! A l’heure où la langue française est cernée de toutes parts, où sa défense devrait être primordiale, des apprentis sorciers ont oublié que le fondement de notre diplomatie réside dans la culture.

Politique africaine régressive et hasardeuse. Sur le continent noir, la France qui, jadis occupait une place de premier rang dans les échanges économiques et culturels, est mise hors-jeu. Les chinois froncent les sourcils, nous adoptons un comportement proche de la soumission. Les Africains se détournent de nous et regardent ailleurs. Henri Gaino, conseiller spécial de président de la République, persiste dans son égarement injurieux à leur dire : « L’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Il eut été plus courageux et plus franc de remplacer «  l’homme africain par l’homme noir ».

Si la France n’a pas autre chose à offrir aux Africains que les tests A.D.N., bientôt, de Dakar à Brazzaville, de Libreville à Ndjamenaen passant par Bangui, on ne parlera plus le français, mais le chinois et d’autres langues.

A force de constamment gesticuler, on néglige l’essentiel et notre pays risque de perdre définitivement sa place en Afrique.

Beaucoup de jeunes Africains ne choisissent plus la France comme destination d’études. Plus inquiétant encore pour la France, le chinois est enseigné dans plusieurs universités africaines. Situation inimaginable il y’a quelques années seulement.

« Chacun sent le mal, nul n’a le courage et l’énergie nécessaires pour chercher le mieux. » Tocqueville.

A. de Kitiki

Aucun commentaire