Vendredi 18 septembre 2008, les places financières retiennent leur souffle. Le Président Américain Georges W. Bush trouve miraculeusement 700 milliards de dollars pour sauver le système agonisant de la finance internationale. Les places boursières retrouvent le sourire.
925 millions de personne vont mourir de faim à travers le monde. S.I.D.A. : 2million de morts en 2007. Paludisme : 1 enfant en décède toutes les 30 secondes. Sources O.M.S. La faim et ces pandémies poursuivent inlassablement leur sinistre besogne dans l’indifférence des pays nantis.
Depuis des lustres, les réunions du G7 se terminent sur le même constat : promesses lénifiantes, puis plus rien. Mais quand la planète finance est aux abois, le Président de la « World Company » Georges W. Bush réagit au quart de tour.
Dans le Tiers monde, les malades du S.I.D.A. appellent leurs frères occidentaux au secours. Nada. Pas de sous. La faim menace ? Qu’à cela ne tienne : on spécule sur les denrées alimentaires. Les affamés peuvent continuer à crever la gueule ouverte. La partie du monde développé, repue et arrogante ne détourne même pas les yeux par pudeur. Elle s’en fout.
Des banquiers - ruffians assèchent leurs établissements. Les banques centrales, utilisent sans les consulter l’argent des citoyens contribuables pour sauver des eaux ces naufragés de luxe qui, dans le sinistre, ont eu le réflexe de se répartir « équitablement » un butin de 90 milliards de dollars.
Et personne ne vient leur demander de comptes. Ils échappent à tous les juges.
Qu’ils lisent Sénèque : « Qui se gonfle de sa richesse et de ses honneurs s’attire le malheur ». Nous reste l’espoir qu’un crocodile les engloutisse quand ils iront se bronzer aux îles Caïman.
Les gémissements de l’enfant africain, indien, ou des favelas de Rio se perdent dans la nuit des temps de l’indifférence. Pour eux point de dollars.
Deux poids deux mesures, deux mondes deux planètes. A quand une action d’urgence effective pour sortir la majeure partie de l’humanité du désastre ?
Comme écrit encore Sénèque : « Un peuple affamé ne supporte pas la raison, l’équité ne le calme pas, aucune prière ne le fléchit. »
A. de Kitiki
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